Moins que zéro - Bret Easton Ellis

Moins que zéro – Bret Easton Ellis

Le jeune Clay étudie dans le New Hampshire. De retour à Los Angeles pour les vacances de Noël nous le suivons dans son quotidien. C’est la jeunesse de Beverly Hills des années 80 qui y est dépeinte. Bret Easton Ellis signe un premier roman aux allures faussement insipides puisqu’il y dénonce la vacuité de la jeunesse dorée des beaux quartiers de LA.

Loin de l’ambiance trash qui règne dans American Psycho, un de ses romans à  succès, ici les scènes ne relèvent pas de l’insoutenable. Il décrit ces fils de producteurs et autres richissimes professionnels de la capitale du Show Bizz avec compassion, autour des traditionnels banquets, où la consommation à outrance est l’invitée d’honneur, aux cotés des stars.

Easton Ellis décrit l’absence de communication entre les personnages à travers des dialogues superficiels et pourtant lourds de sens. C'est une souffrance sous entendue qui se perçoit sous une fausse apparence de perfection. Cette même perfection apparente inhibe toute volonté de dénoncer le gouffre dans lequel s’enfoncent pourtant ces jeunes.

Entre parents démissionnaires, et inconscients, les frasques de Clay, ses amis, son dealer, s’enchainent sur un fond brumeux, comme entre le rêve et la réalité, ou plutôt dans une réalité engourdie par l’absence de challenge. 


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